ARTICLE LE FIGARO

ARTICLE LE FIGARO

CLARA ROJAS TEMOIGNE


Clara Rojas, enlevée par les Farc en même temps qu'Ingrid Betancourt, revient sur ses six années de captivité en Colombie. Avant d'être otage, elle assurait la direction de la campagne présidentielle de Betancourt. Dans ce témoignage fort, à paraître en avril chez Plon, elle raconte la vie dans la jungle, le traitement inhumain des Farc, son accouchement en captivité et son émotion lorsqu'elle a découvert qu'elle était enceinte.



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# Posté le vendredi 13 février 2009 10:35

EVENEMENT


EVENEMENT



LE LIVRE DE CLARA ROJAS

' CAPTIVE '

EDITE CHEZ PLON

SORTIRA EN AVRIL.





EVENEMENT
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# Posté le jeudi 12 février 2009 03:32

ARTICLE LATINS REPORTERS

ARTICLE LATINS REPORTERS
"Les FARC ont assassiné mes 11 compagnons par paranoïa" titre El Tiempo au-dessus d'une photo de Sigifredo Lopez embrassant ses deux fils qu'il n'avait plus vus depuis 2002.

Colombie-otages: 6 libérations et 11 assassinats des FARC confirmés.

BOGOTA, vendredi 6 février 2009 (LatinReporters.com) - Libéré par les FARC le 5 février au sud-ouest de la Colombie, l'ex-député régional Sigifredo Lopez a accrédité la thèse de l'assassinat par cette guérilla de 11 autres députés de l'Assemblée départementale du Valle del Cauca, pris en otages en même temps que lui le 11 avril 2002. Du 1er au 5 février, les insurgés viennent de libérer unilatéralement 6 otages.
A peine débarqué à Cali d'un hélicoptère mis par le Brésil à la disposition de la Croix-Rouge internationale, Sigifredo Lopez déclarait en conférence de presse que ses onze compagnons furent massacrés par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie; marxistes) le 18 juin 2007 et ne furent donc pas victimes d'un feu croisé avec l'armée comme le prétendit l'état-major des guérilleros.

Ce drame souleva une forte émotion nationale et internationale. La gauche démocratique colombienne, l'Eglise, les organisations humanitaires Amnesty International et Human Rights Watch, ainsi qu'entre autres l'Union européenne et le trio France-Suisse-Espagne, les trois pays alors accrédités pour tenter de favoriser la paix en Colombie, soulignèrent que ceux qui séquestrent sont responsables de la vie de leurs otages.
Effectuée par une commission internationale chapeautée par l'Organisation des Etats américains (OEA), une autopsie des cadavres en décomposition livrés à la Croix-Rouge trois mois après les faits par les FARC attestait que les onze députés périrent littéralement perforés d'une centaine de coups de feu. La commission se garda d'imputer le carnage à qui que ce soit. Néanmoins, le secrétaire général de l'OEA, le socialiste chilien José Miguel Insulza, déclara: "La responsabilité retombe sur les FARC en tant qu'auteurs de l'enlèvement. Il me semble que ce qui s'est passé ici fut intentionnel. Tous furent assassinés".

Le 27 mai 2008, les autorités colombiennes affirmaient avoir découvert dans les ordinateurs de Raul Reyes, le nº2 des FARC abattu le 1er mars 2008 par l'armée, un message électronique dans lequel Alfonso Cano, actuel chef suprême de la guérilla, reconnaissait "l'exécution" des 11 députés "à cause d'une grave confusion". Se croyant attaqués par l'armée, expliquerait en substance le message, les guérilleros auraient aussitôt exécuté leurs otages [conformément aux instructions générales de la direction des FARC en pareille circonstance; ndlr]. Mais les attaquants étaient en fait eux aussi des guérilleros des FARC, qui, toujours selon le message attribué à Alfonso Cano, croyaient donner l'assaut à un camp de la guérilla rivale de l'ELN (Armée de libération nationale; guévariste).

"Cette grave erreur nous causera de nombreux problèmes" aurait écrit Alfonso Cano. Dans un message postérieur récupéré des mêmes ordinateurs, il aurait recommandé à l'état-major des FARC d'accuser l'armée colombienne de la mort des députés.

Les FARC ne révélèrent le drame que le 28 juin 2007, dix jours après la tuerie, dans un communiqué annonçant la mort des 11 députés "sous un feu croisé lorsqu'un groupe militaire non identifié attaqua le campement" où ils étaient séquestrés. Le communiqué mettait en cause le président conservateur colombien Alvaro Uribe, dont "l'intransigeance démentielle à l'égard d'un échange humanitaire [de prisonniers] et sa stratégie de sauvetage militaire [d'otages]... mènent à des tragédies".

A Cali, vendredi devant la presse, le député rescapé Sigifredo Lopez a expliqué qu'il devait sa survie à "une punition" infligée par ses gardiens pour les avoir critiqués. Enchaîné à un arbre dans le même camp que ses compagnons, mais isolé et éloigné d'eux d'environ 200 mètres, il avait ainsi miraculeusement échappé aux conséquences de la "grave erreur" qu'aurait reconnue Alfonso Cano dans le message électronique que lui impute Bogota.

"Les FARC ont assassiné mes compagnons... Il n'y avait pas de tentative de sauvetage de l'armée, pas même d'hélicoptères" a affirmé Sigifredo Lopez. Selon lui, un commandant de la guérilla lui aurait expliqué plus tard que la fusillade, suivie de représailles sur les otages, aurait été provoquée par l'irruption inattendue de combattants du 19e front des FARC dans le camp où étaient détenus les députés.

Dévastateur pour la crédibilité de la guérilla, que Fidel Castro en personne écorchait récemment dans son livre "La paix en Colombie", le témoignage de l'ex-député régional faisait vendredi la une de la majorité des médias colombiens. "Les FARC ont assassiné mes 11 compagnons par paranoïa" titrait l'influent quotidien libéral El Tiempo au-dessus d'une photo de Sigifredo Lopez embrassant à son arrivée à l'aéroport de Cali ses deux fils qu'il n'avait plus vus depuis près de sept ans.

La confirmation ou pour le moins l'accréditation renforcée de l'assassinat multiple réduit considérablement le bénéfice politique que les FARC pouvaient espérer retirer de la libération unilatérale, du 1er au 5 février, de six otages. Le président Uribe n'y voit qu'une tentative de retrouver un espace politique après l'année catastrophique que fut 2008 pour la guérilla et avant les élections législatives et présidentielles de 2010. Les FARC ont subi l'an dernier la mort de leur fondateur et nº1 historique, Manuel Marulanda, de leur nº2 Raul Reyes, ainsi que d'Ivan Rios, le plus jeune des sept membres du commandement suprême. Divers chefs intermédiaires des rebelles ont par ailleurs été capturés ou ont déserté. Le plus cuisant revers des FARC fut la libération par l'armée, le 2 juillet 2008, de 15 otages, dont les plus précieux pour le chantage politique des insurgés, à savoir la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains.

Outre Sigifredo Lopez, trois policiers, un soldat et l'ancien gouverneur du département de Meta, Alan Jara, enlevé en 2001, ont retrouvé cette semaine avec émotion la liberté et leurs proches. Désormais, les FARC ne détiennent plus d'anciens mandataires politiques, mais il continuent à considérer comme otages "politiques" 22 officiers et sous-officiers de la police et de l'armée susceptibles d'être échangés contre des guérilleros prisonniers dans le cadre de ce qu'il est convenu d'appeler échange ou accord humanitaire. Pareil échange est jugé indispensable par Sigifredo Lopez et Alan Jara. A peine libéré, ce dernier reprochait vivement au président Uribe de n'avoir "rien fait" en faveur des otages de la guérilla. On sait qu'Ingrid Betancourt n'est pas de cet avis.

La sénatrice de gauche Piedad Cordoba et les intellectuels du mouvement Colombiens pour la paix qui ont facilité les dernières libérations par leurs contacts avec les FARC espèrent que l'accord humanitaire, introuvable jusqu'à présent, déboucherait sur de véritables négociations de paix clôturant un conflit intérieur vieux de près d'un demi-siècle. Quant aux centaines d'otages anonymes que les FARC ne relâcheraient que contre rançon financière, on en parle beaucoup moins.

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# Posté le dimanche 08 février 2009 04:42

ARTICLE AFP

ARTICLE AFP
Sigifredo Lopez aux côtés de ses fils à son arrivée à l'aéroport de Palmira, le 5 février 2009

Colombie:
le dernier homme politique otage des Farc libéré.

CALI (AFP) — La guérilla colombienne des Farc a libéré jeudi la dernière personnalité politique qu'elle détenait encore, l'ex-député Sigifredo Lopez, enlevé en 2002.

L'hélicoptère du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ramenant l'ancien député du département de Valle (sud-ouest) s'est posé à Cali à 14H00 (19H00 GMT), a constaté un journaliste de l'AFP près de cinq heures après son décollage vers un lieu tenu secret.

Sigifredo Lopez, 45 ans, apparemment en forme, a été accueilli par ses deux fils et son épouse et des dizaines d'amis et proches venus fêter sa libération à Cali (500 km au sud-ouest de Bogota) avec des fleurs rouges et blanches.

Auparavant, le CICR avait annoncé qu'il avait été libéré "dans un secteur rural du département de Cauca (sud)".

Sigifredo Lopez est le sixième otage de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) libéré depuis dimanche, conformément à un engagement pris par le groupe armé, le 21 décembre, de relâcher sans contrepartie six de ses 28 otages "politiques".

Dimanche, la guérilla marxiste avait libéré dans le département de Caqueta (sud) trois policiers et un soldat, enlevés en 2007.

Mardi, c'est Alan Jara, ex-gouverneur du département central du Meta qui avait retrouvé la liberté après plus de sept ans dans la jungle.

Sigifredo Lopez, 45 ans, avait été enlevé le 11 avril 2002, avec un groupe de onze autres députés du département du Valle dont il est le seul survivant.

Ce jour-là, une vingtaine de combattants de la guérilla avaient fait irruption dans l'immeuble de l'assemblée à Cali en se faisant passer pour des soldats.

Ils avaient ordonné l'évacuation des lieux, prétextant une alerte à la bombe, et emmené les députés dans un autobus avant de les informer, une fois hors de la ville, qu'ils étaient devenus des otages des Farc.

Ses onze "frères", comme il les avait surnommés, auraient été tués cinq ans plus tard, le 18 juin 2007, par des guérilleros persuadés qu'une attaque de l'armée sur leur campement était imminente.

L'ancien député avait survécu, ayant été séparé du groupe quelques jours plus tôt, en raison d'une maladie.

Après ces six libérations, les Farc détiennent encore 22 otages dits "politiques", c'est-à-dire échangeables de leur point de vue contre des combattants de la guérilla incarcérés.

Mais Sigifredo Lopez était la dernière personnalité politique de ce groupe d'otages, qui ne compte plus que des militaires et des policiers.

En s'engageant à libérer sans contrepartie six otages, la guérilla était revenue sur sa décision de ne plus relâcher d'otages sans démilitarisation préalable de certaines régions, annoncée en 2008. Cette décision a été présentée comme un geste de "bonne volonté" en réponse à un dialogue écrit entamé en septembre avec "Colombiens pour la paix", un collectif de personnalités de gauche.

Le gouvernement a pour sa part estimé qu'il s'agissait d'une "manoeuvre", de la guérilla destinée à alléger la pression militaire sur ses troupes et à accroître sa visibilité internationale.

Les Farc détiennent encore des centaines d'anonymes (350 à 700, selon les estimations) pour lesquels elles exigent des rançons.
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# Posté le vendredi 06 février 2009 05:09

ARTICLE AFP

ARTICLE AFP
Colombie: nouvelle libération unilatérale d'un otage de la guérilla des Farc.

VILLAVICENCIO (AFP) — La guérilla colombienne des Farc a relâché mardi un ex-gouverneur enlevé en 2001, Alan Jara, le cinquième de six otages politiques qu'elle s'était engagée à libérer sans contrepartie, qui s'est montré très critique à l'égard du président colombien.

L'hélicoptère ramenant vers la liberté l'ancien gouverneur du département du Méta (centre), enlevé le 15 juillet 2001, s'est posé à Villavicencio, à une centaine de kilomètres à l'est de Bogota, vers 14h10 (19h10 GMT), a constaté un journaliste de l'AFP.

Son épouse Claudia Rujeles et son fils de 15 ans Alan Felipe Jara se sont précipités vers l'aéronef et sont tombés dans les bras de l'ex-otage politique, visiblement amaigri.

Plus tard, au cours d'une conférence de presse, il a estimé que le président colombien Alvaro Uribe, élu en 2002, un an après son enlèvement, n'avait rien fait pour les otages.

"Je suis profondément convaincu qu'Uribe n'a rien fait pour notre liberté", a-t-il déclaré avant d'avouer que pendant sa captivité, il avait eu davantage peur des opérations de l'armée que de la guérilla.

L'ex-otage s'est livré à un réquisitoire de la politique de sécurité du gouvernement conservateur, estimant que la guerre "lui convenait", comme à la guérilla, dont il a aussi condamné les actes.

Sur le conflit qui oppose depuis plus de quarante ans les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) à l'armée, Alan Jara a estimé que "la solution était politique".

"J'ai pu vivre la vie quotidienne de la guérilla, et les Farc ne sont pas vaincues", a-t-il assuré en ajoutant que la guérilla recrutait encore beaucoup de jeunes.

Alan Jara -- remis à une commission composée de trois délégués du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et d'une sénatrice de l'opposition, Piedad Cordoba -- est le cinquième de six otages politiques que la guérilla des Farc s'était engagée à libérer, dans un communiqué du 21 décembre.

Dimanche, trois policiers et un soldat, enlevés en 2007, ont été relâchés.

Alan Jara, un ingénieur de 51 ans, avait été enlevé alors qu'il se déplaçait dans le département de Meta à bord d'un véhicule de l'ONU. Il a été surnommé par ses compagnons de captivité "l'ange gardien" pour leur avoir donné la force de survivre en leur enseignant le russe et l'anglais en pleine jungle. Mardi, il a raconté qu'il enseignait ainsi cinq à six heures par jour.

Il a expliqué qu'il n'avait pas compris qu'il commençait un voyage vers la liberté lorsque ses geôliers l'avaient séparé, mi-décembre, du groupe de militaires et policiers avec lesquels il était détenu, car il avait "40 de fièvre".

Pourtant, a-t-il témoigné, eux avaient compris, lui disant au revoir entre cris de joie et applaudissements.

Jeudi la guérilla doit encore libérer un ex-député enlevé en 2002, Sigifredo Lopez.

En s'engageant à libérer sans contrepartie six de ses 28 otages politiques, la guérilla était revenue sur sa décision de ne plus relâcher d'otages sans démilitarisation préalable de certaines régions, annoncée en 2008 à l'issue de six autres libérations unilatérales en janvier et février.

La guérilla, qui détient encore 23 otages "politiques", c'est-à-dire échangeables de son point de vue contre des combattants incarcérés par les autorités, a présenté sa décision comme un geste de "bonne volonté" en réponse à un dialogue écrit entamé en septembre avec Colombiens pour la paix, un collectif de personnalités de gauche.

Le gouvernement a pour sa part estimé qu'il s'agissait d'une "manoeuvre", destinée à alléger la pression militaire sur ses troupes et à accroître sa visibilité internationale.
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# Posté le mercredi 04 février 2009 03:39