ARTICLE LE MONDE

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Colombie : les FARC libèrent quatre otages.

Quatre otages politiques de la guérilla colombienne des Farc, trois policiers et un soldat, ont été libérés dimanche 1er février vers 17 heures, heure de Paris, dans le sud de la Colombie. Les quatre otages ont été récupérés vers 17 heures, heure de Paris, par un hélicoptère fourni au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) par le Brésil.
La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) avait annoncé le 21 décembre qu'elle procéderait à la libération unilatérale de six de ses otages dits "politiques" sur 28, revenant sur sa décision de ne plus libérer d'otages sans contrepartie, annoncée début 2008. Deux autres otages, l'ancien gouverneur du département de Meta (centre) Alan Jara, enlevé en 2001 et un ex-député, Sigifredo Lopez, enlevé en 2002, doivent également être libérés, probablement lundi et mercredi.

"Colombiens pour la paix", un groupe de personnalités de gauche qui dialogue par écrit avec la guérilla depuis le mois de septembre et participe au processus de libération, a rendu publiques dimanche matin les identités des membres des forces de l'ordre libérés. Tous ont été enlevés en 2007. Le premier, William Dominguez, un soldat de 24 ans, a été capturé par la guérilla lors de combats dans le département de Caqueta, en janvier. Les trois autres, Juan Fernando Galicia, Jose Walter Lozano et Alexis Torres, âgés de 27, 35 et 26 ans, appartiennent à l'unité anti-enlèvement de la police. Ils ont été capturés dans le même département, après être tombés sur un poste de contrôle de la guérilla.

Une fois les six otages libérés, seuls des policiers et militaires resteront détenus par les Farc, Alan Jara et Sigifredo Lopez étant les deux dernières personnalités politiques entre les mains de la guérilla.

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# Posté le dimanche 01 février 2009 14:12

ARTICLE LE NOUVEL OBSERVATEUR

ARTICLE LE NOUVEL OBSERVATEUR
Le CICR est arrivé en Colombie pour chercher les six otages qui doivent être libérés
AP | 01.02.2009 | 05:54

Une délégation spéciale de la Croix-Rouge internationale (CICR) est arrivée samedi en Colombie pour chercher les six otages qui doivent être libérés dimanche, selon le porte-parole du CICR, Yves Heller.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont promis de libérer trois policiers et un soldat dimanche, ainsi que l'ancien gouverneur Alan Jara et l'ancien député Sigifredo Lopez, plus tard cette semaine.

La sénatrice colombienne Piedad Córdoba, des membres de la commission colombienne pour la paix et trois délégués du CICR, dont un médecin, en tout 17 personnes, sont arrivés du Brésil, à bord de deux hélicoptères, à Florencia, une ville à 380 km au sud de Bogota, dans le sud de la Colombie.

Depuis le début, depuis les années 80, le CICR est "disposé à offrir ses services en tant qu'intermédiaire neutre" et "pour coordonner les aspects logistiques le l'opération", a expliqué Christophe Beney, chef de la délégation, dans une interview diffusée vendredi sur le site du CICR.

"Il a été décidé que le Brésil se joindrait aux efforts de libération du fait de sa proximité géographique et de sa volonté de mettre à disposition des hélicoptères et des pilotes suffisamment performants", a ajouté Christophe Beney.

La guérilla a annoncé le 21 décembre cette libération unilatérale de six otages, la première en près d'un an.
AP
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# Posté le dimanche 01 février 2009 04:08

ARTICLE L'EXPRESS

ARTICLE L'EXPRESS
La femme d'Alan Jara, Claudia Rugeles de Jara, à Bogota le 14 janvier 2008

Bogota - Les autorités colombiennes et le CICR mettaient au point vendredi les derniers détails logistiques nécessaires à la libération de six otages que la guérilla des Farc s'est engagée à relâcher à partir de dimanche, un geste destiné selon elle à encourager le dialogue.
Vendredi en fin d'après-midi, le chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Colombie, Christophe Beney devait se réunir avec le ministre de la Défense Juan-Manuel Santos.


Ils doivent s'accorder sur les garanties de sécurité nécessaires à l'opération, en particulier, l'arrêt "36 heures avant, des opérations militaires dans les régions concernées", a déclaré à l'AFP le porte-parole du CICR en Colombie Yves Heller.

La délégation qui ira chercher les otages a pour sa part quitté la Colombie vendredi matin à destination du Brésil, qui fournit les moyens aériens nécessaires à l'opération.

Cette délégation est composée, outre de la sénatrice d'opposition (Parti libéral) Piedad Cordoba, d'un médecin français du CICR, Pierre Hofer, de la directrice suisse des opérations pour l'Amérique de cet organisme, Patricia Danzi et de l'adjoint du chef de mission du CICR en Colombie, le suisse Thierry Grobet, a-t-on précisé au CICR.

Trois membres de Colombiens pour la paix, un groupe de personnalités de gauche qui dialogue par écrit avec la guérilla depuis septembre (une militante des droits de l'Homme et deux journalistes) seront également présents.

La délégation sera au plus tard dimanche à l'aube à Villavicencio, une ville à 90 km à l'est de Bogota. C'est de là que partira un hélicoptère portant le sigle du CICR pour aller chercher les premiers des six otages libérés.

Selon Colombiens pour la paix, le processus de libération se fera en trois étapes entre dimanche et mercredi.

Dimanche, la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), relâchera trois policiers et un militaire.
Lundi, Alan Jara, ancien gouverneur du département central de Meta enlevé en 2001, retrouvera à son tour la liberté. La délégation se transfèrera ensuite à Cali (500 km au sud-ouest de Bogota) d'où elle ira, en principe mercredi, chercher Sigifredo Lopez, un ancien député enlevé en 2002.

Une fois les six hommes libérés, seuls 22 militaires et policiers resteront entre les mains des Farc, Alan Jara et Sigifredo Lopez étant les deux dernières personnalités politiques détenues par la guérilla marxiste

Celle-ci avait annoncé le 21 décembre son intention de libérer sans contrepartie six de ses 28 otages dits "politiques", revenant ainsi sur sa décision de ne plus procéder à des libérations unilatérales sans démilitarisation préalable de certaines régions.

Dirigées depuis 2008 par Alfonso Cano, qui a succédé au fondateur Manuel Marulanda après sa mort, les Farc avaient présenté cette décision comme un "geste de bonne volonté". Le gouvernement l'avait pour sa part interprétée comme une "manoeuvre" destinée à alléger la pression militaire sur la guérilla et à lui redonner une visibilité internationale.

En dépit de ces déclarations et de l'attentat qui a fait deux morts mardi à Bogota, attribué par la police à une unité des Farc pratiquant l'extorsion , le processus n'a pas déraillé.

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# Posté le samedi 31 janvier 2009 03:21

ARTICLE AFP

ARTICLE AFP
Colombie: les Farc libéreront plusieurs otages politiques dimanche

Il y a 14 heures

BOGOTA (AFP) — La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) libérera dimanche plusieurs des six otages politiques qu'elle s'était engagée à relâcher, a annoncé mercredi la sénatrice désignée comme intermédiaire dans ce processus.

"La première remise (d'otages, ndlr) aura lieu dimanche", a annoncé la sénatrice Piedad Cordoba à des journalistes, à l'issue d'une réunion avec des représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui supervise l'aspect logistique de l'opération, et d'un expert dépêché par le Brésil, qui fournira des hélicoptères pour celle-ci.

La sénatrice a précisé que la guérilla des Farc lui avait remis les coordonnées géographiques du lieu où ces otages seraient relâchés.

Elle n'a pas précisé combien des six otages que la guérilla s'était engagée le 21 décembre à libérer seraient remis dimanche.

Interrogée par l'AFP, elle a précisé que les otages seraient relâchés "en trois étapes".

Les Farc avaient initialement annoncé dans un communiqué diffusé sur internet leur intention de libérer en deux étapes trois policiers, un militaire, un ancien député et un ex-gouverneur, appartenant au groupe des 28 otages dits "politiques", c'est-à-dire échangeables, du point de vue de la guérilla, contre des guérilleros capturés par les autorités.

La guérilla revenait ainsi sur sa décision de ne plus procéder à des libérations sans démilitarisation préalable de certaines régions du pays, annoncée début 2008.

Elle précisait qu'il s'agissait d'un geste de "bonne volonté", dans le cadre d'un dialogue écrit entamé en septembre avec un groupe de personnalités de gauche.

Dans un communiqué diffusé le 7 janvier, la guérilla avait toutefois exigé la participation au processus d'une personnalité internationale agissant comme garante du processus, ce qui avait bloqué celui-ci pendant plusieurs semaines, faute d'accord entre les parties sur l'identité de ce garant.

Samedi, Piedad Cordoba a déclaré que la guérilla devrait en principe renoncer à cette exigence et que seuls les détails "logistiques" de l'opération restaient à régler.

La libération unilatérale de six otages a été présentée par le président colombien Alvaro Uribe comme un "piège électoral" de la guérilla, un an avant la présidentielle de 2010, pour désorienter les Colombiens et alléger la pression de l'armée sur la guérilla, affaiblie militairement, mais qui compterait encore, selon les estimations, 7.000 à 10.000 combattants.

Le gouvernement a aussi laissé entendre qu'elle cherchait ainsi à récupérer une visibilité internationale, après la libération dans une opération de l'armée le 2 juillet 2008 de 15 de ses otages les plus "précieux", dont la franco-colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains.

Le chef de la guérilla, Alfonso Cano, a pour sa part déclaré dans un entretien publié par l'hebdomadaire espagnol Cambio 16 début janvier qu'il était prêt à dialoguer avec le président colombien avec "franchise et rigueur" sur la "conception et la pratique du terrorisme d'Etat en Colombie".

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# Posté le jeudi 29 janvier 2009 04:27

article afp

article afp
Colombie: la guérilla des Farc annonce la libération prochaine de six otages.

BOGOTA (AFP) — La guérilla colombienne des Farc a annoncé dimanche qu'elle avait l'intention de libérer six de ses otages, une première initiative depuis l'opération militaire du 2 juillet qui avait libéré 15 otages, dont Ingrid Betancourt, mais gelé tout dialogue avec les rebelles.

"Nous annonçons la libération prochaine unilatérale de six prisonniers", lit-on dans un communiqué daté du 17 décembre, signé par le bureau politique des Forces armées révolutionnaires de Colombie et diffusé par l'agence Anncol, souvent utiliser pour véhiculer ses messages.

Cette libération se déroulera en deux étapes: d'abord celle des quatre membres des forces de sécurité - trois policiers et un militaire - puis celle des deux responsables politiques - l'ancien gouverneur de la province de Meta, capturé en 2001 Alan Jara, et le député Sigifredo Lopez, enlevé en 2002.

Les Farc précisent également que les otages seront remis à une "commission", dirigée par la sénatrice d'opposition Piedad Cordoba.

"Les conditions - comment, quand et où - seront précisées en temps utile", a ajouté la guérilla.

Interrogée par la radio colombienne RCN, Piedad Cordoba a souhaité l'aide du président vénézuélien Hugo Chavez pour faciliter cette libération.

Sur ce point, "il faut consulter le gouvernement", a-t-elle ajouté.

Le président Alvaro Uribe avait abruptement mis fin à la précédente mission de médiation à laquelle participait Caracas en 2007, avant même qu'elle ne débouche, au début de l'année, sur la libération unilatérale de six otages, dont Clara Rojas, l'ex-directrice de campagne d'Ingrid Betancourt.

Mme Cordoba a estimé qu'il "ne serait pas facile", d'organiser la remise des otages avant la fin 2008: "Ils nous diront quand, mais je pense que cela se produira certainement au cours des premiers jours de janvier".

Les six otages appartiennent au groupe de 28 otages dits "politiques", c'est-à-dire échangeables du point de vue de guérilla contre quelque 500 de ses combattants capturés par les autorités.

Au début de l'année 2008, la guérilla marxiste comptait encore 350 à 700 otages, dont 50 "politiques".

Six ont depuis été libérés unilatéralement dans le cadre de la médiation menée par Piedad Cordoba.

Quinze l'ont été le 2 juillet lors de l'opération militaire Jaque, au cours de laquelle la franco-colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains avaient recouvré la liberté. Un dernier otage, Oscar Tulio Lizcano, a réussi à prendre la fuite avec un déserteur, le 26 octobre.

Le 6 décembre, le président Uribe a assuré détenir des informations indiquant que les Farc "faisaient des plans" pour libérer d'autres otages, mais qu'il ne permettrait pas que la guérilla tende "un nouveau piège" aux autorités.

"Actuellement les Farc, avec l'appui d'une dirigeante politique, sont en train de nous tendre un nouveau piège: le gouvernement est informé du fait qu'ils font des plans en vue d'une nouvelle libération humanitaire", avait-il affirmé: "Par avance, nous disons, nous ne l'acceptons pas, c'est une véritable farce".

L'annonce des Farc semble intervenir en réponse à un dialogue proposé par un groupe de personnalités de gauche, dont Piedad Cordoba, le 19 septembre.

La guérilla fondée en 1964 compterait encore entre 7.000 et 10.000 combattants selon les estimations. Elle avait accepté d'entamer l'"échange épistolaire" proposé par quelque 150 intellectuels qui le lui avaient demandé, début décembre, si elle était prête à renoncer aux enlèvements.

C'est aussi la première initiative concrète du mouvement marxiste depuis l'opération Jaque et depuis qu'Alfonso Cano a succédé à son fondateur historique, Manuel Marulanda, dont la mort a été annoncée en mai.
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# Posté le mardi 23 décembre 2008 04:52